Résignée
Que l’amour humain est triste, vil, décevant
Plus qu’un paysage d’hiver à la froidure de glace
Plus qu’un étang gelé en des chemins neigeux
L’amour est beau, grand mais coupe comme la lame.
Et on se retrouve nue devant un regard de braise
Aussi vite aimée, on est trompée, trahie
Les mots ne suffisants plus pour noyer toutes ces larmes
Que peut-on faire d’autre qu’écouter le silence
Ce silence qui suit les ébats amoureux
Les élans, les désirs et ces riens qui enivrent
Plus un mot au creux de ces corps jadis unis
Plus un mot et c’est mieux que de se prétendre amis !
Car là encore la déception suit le cours de l’amour
Le silence en maître règne aussi, que dire ?
Des pourquoi s’amoncellent, des pour qui se demandent
Et du faux amour comme du faux ami, je demeure l’ennemie !
Que l’amour humain est triste, vil et décevant
Je m’y suis laissée prendre et punie je revois
La face passionnée de celui qui m’a abandonnée
Point n’est besoin de me prendre en pitié
Il y avait en moi trop de naïveté !
Carine