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Un amour d’enfant
De la nuit au jour il n’y a pas d’espace, il n’y a pas de temps.
Là, l’enfant déraciné, agenouillé, supplie.
Qui le voyant ainsi, mal vêtu et sale, prendrait en pitié ses larmes qui laissent des traces blanches sur son visage poussiéreux ?
Qui entendrait le chant intérieur, puissant, de ses prières qui montent vers un dieu n’existant que dans l’esprit de ceux qui l’on crée ?
Qui je vous le demande tendra ses bras à cette âme en peine, s’agenouillera à côté d’elle et lui dira,
n Je suis celle qui fut enfantée pour te recueillir en mon cœur. Mes douleurs sécheront tes larmes, ma vie s’en allant guérira ton âme mais tu ne prieras plus jamais cet être de pacotille qu’il ont appelé Dieu.
n Tu te tourneras vers la lumière là-bas, regarde, je te la montre, c’est l’antre des anges là où je vais et où j’emporte ta souffrance. Tu te demandes qui je suis, non je ne suis pas un esprit, je ne suis pas une force qui va, je suis l’amour et tu te relèveras tu seras heureux.
n Tu courras à travers les champs, libre, libéré et moi je m’en irai là où vont les ombres qui brillent trop.
L’enfant la regarda avec étonnement et ce qu’il vit transforma ses loques en habits de soie et son visage se mit à irradier telle la plus belle des sphères, étoile filante d’un autre univers.
Ainsi l’amour encore une fois l’avait transformé et ne vous inquiétez pas pour l’ombre, elle meurt mais de bonheur.
Carine
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