Oldiblog

Fermer
Oldicaces >>
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Samedi 28 novembre 2009   St J. de la March  
Ciel étoilé
 

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce Tout ce que l'on veut savoir sur les Sirènes (le 16/10/2006 à 19h26)

                                          La Sirène

 

 

La sirène est un BATRACIEN urodèle, comme les SALAMANDRES et les TRITONS. Elle a des poumons et conserve, en plus, des branchies externes. Son corps est cylindrique, muni d'une unique paire de pattes, et sa queue allongée. Tous ces caractères témoignent des MÉTAMORPHOSES incomplètes que subit l'ANIMAL. La sirène vit exclusivement aux Etats-Unis : elle a une existence amphibie.

Les Sirènes de la mythologie grecque avaient une tête et un buste de femme, un corps et des ailes d'OISEAU. Leurs voix incomparables attiraient sur les RÉCIFS les navigateurs qui faisaient ainsi naufrage. Au cours de son "Odyssée", Ulysse entendit leur chant, mais, attaché au mât de son navire, il put résister à leur appel.

 

On a donné le nom d’ILES Sirénuses à un ensemble d'îlots rocheux, au sud de l'Italie, sur la côte de Campanie, auprès desquels, d'après la légende, les Sirènes se tenaient à l'affût.

Nous nous représentons souvent les sirènes comme des créatures dotées d’un corps de femme sur une queue de poisson. Pourtant, dans l’Antiquité, elles avaient l’apparence d’oiseaux à visage de femme, elles possédaient des serres* puissantes ou des pattes de lion. Elles étaient dotées d’une belle voix et parfois jouaient d’un instrument de musique, elles étaient alors pourvues de bras.

Le mot "sirène Les sirènes

" qui vient du latin siren et du grec seirèn aurait deux significations : "attacher avec une corde" (rappel de l’épisode d’Ulysse dans "L’Odyssée", cf. ci-dessous) ou "clair et sec" car ce serait par temps clair, sec et sans vent que les sirènes apparaîtraient le plus souvent. Dans l’Antiquité, les marins devaient s’attacher au mât de leur navire pour ne pas être tenté de rejoindre les sirènes, leur chants fascinants visant à les attirer sur les écueils. Ce fut ainsi le cas d’Ulysse dans "L’Odyssée".

Les sirènes sont les filles du dieu-fleuve Achéloos (la filiation est moins assurée du côté maternel : les muses, …).

Elles sont associées, dès le départ, à la mort. Ainsi, les sirènes, femmes à corps d’oiseaux, apparaissent sur des vases funéraires ou sur des tombes grecs. Elles évoquent l’oiseau à tête humaine qui incarnait l’âme des morts en Egypte.

Les sirènes symbolisent également le dernier refuge des noyés : elles prennent soin des marins morts et les emmènent au fond des mers, là où les vivants ne peuvent se rendre.


Il semble que la sirène à queue de poisson soit apparue dans la littérature vers le 8ème siècle. Elle est représentée, tantôt comme une très jolie femme, dotée d’une belle poitrine, de cheveux toujours longs et ondulés, variant du blond au vert en passant par le roux flamboyant, tantôt comme un monstre hideux. Dans ce cas, la queue de poisson symbolisait une sorte de serpent et faisait d’elle un véritable démon femelle, symbole de la luxure* (représentée par le miroir et le peigne qui évoquent les prostitués). Argument repris par l’Eglise chrétienne : la sirène représente l’amour charnel. L’élément dans lequel elle évolue, la mer, est un espace inconnu, insondable, constituant le domaine du diable.

Femme-oiseau et femme-poisson coexistent au Moyen Age et ont les mêmes fonctions : elles attirent les marins par leur beauté, les envoûtent par leurs chants mélodieux, les endorment puis les tuent et les dévorent.
Une mort certaine attend donc les navigateurs (noyade ; erreurs de navigation du marin en raison de sa baisse de vigilance ce qui peut être fatal en mer …). La vue d’une sirène par un marin, qu’il soit en mer ou à terre, est d’ailleurs un présage de malheur : tempête, mauvaise pêche, mort,…

Puis progressivement, la femme-oiseau laisse la place à la femme-poisson : à partir des années 1500, elle disparaît définitivement. Il est d’ailleurs intéressant de préciser que les européens du nord, les asiatiques… avaient déjà intégré les femmes-poissons dans leurs traditions orales ou écrites.

L’image associant la sirène à une séductrice maléfique va s’estomper avec la publication, en 1836, par Hans Christian Andersen de La Petite Sirène. Celle-ci voulant vivre parmi les humains, échange sa voix contre deux jolies jambes. Mais elle ne parvient pas à séduire celui qu’elle aime et, tandis qu’il en épouse une autre, elle disparaît dans la mer avant de se transformer en fille des airs.

Selon Aliette Geistdoerfer, anthropologue, les sirènes "représentent les épreuves que doivent passer les terriens pour devenir marins. […] Le marin en mer qui aperçoit une sirène est attiré par cette femme nue […] S’il se laisse aller à ses charmes, il mourra, non pas en termes physiques, mais parce qu’il restera en mer et ne reviendra pas à terre. Le terrien laissera la place au marin […]." Mais "s’il rejette cette écoute […], il s’expose également à une certaine forme de mort […], il se détourne de la mer et reviendra à terre. Le marin doit (donc) écouter la sirène, elle lui apprendra à connaître et à apprécier la mer mais il ne doit pas se donner à elle".

Les naturalistes* ont émis plusieurs hypothèses quant à la nature de la sirène. Elle serait, pour les uns, un lamantin (mammifère herbivore dont la poitrine chez les femelles porte deux seins apparents), pour les autres, une espèce de phoque ou une raie manta. Celle-ci possède en effet deux diverticules* sous le ventre pouvant atteindre un mètre de long et ainsi être assimilés aux bras d’une femme-poisson !

 

 

 

 

 

[ Ajouter un commentaire | 4 commentaire(s) | Imprimer | Cette photo sur mobile | Permalien ]

 

puceMises à jour

 - Qu'est-ce que vous aimez le moins dans ce... Sondage 13/10/2006
 - De l'amour News 29/01/2008
 - A venir Articles 22/12/2007
 - Chez Nymphea Liens 13/07/2007